Le syndicalisme face à l’extrême-droite

 Auschwitz: la vérité



 

17 septembre 2014


Communiqués (en fin de revue de presse) :

-      Communiqué de Pascal MATHIEU : Administrateur Salarié représentant les cadres au Conseil d’Administration du Groupe Air France

-      Communiqué de l’UNSA/SAPAP d’Aéroports de Paris : lettre mensuelle

-      Communiqué de presse du syndicat UGICT CGT Air France

 

 

Au Sommaire :

 

·        Le trafic dans les aéroports d'ADP a progressé de 5,2% en août

·        Emirates Airlines : le 2eme A380 à Maurice dès l’automne

·        Baromètre de l'OMT : le tourisme résiste au contexte géopolitique

·        Le tourisme mondial ignore la crise

·        La billetterie aérienne en agences accuse un décrochage "violent" en juillet et août

·        Fusion TUI : un nouveau géant à 6,5 milliards d’euros

·        Tourisme: TUI et TUI Travel fusionnent pour former le numéro 1 mondial du secteur

·        L’aéroport de Rouen bientôt fermé ?

·        Héliades retombe dans le piège des promos

·        Lufthansa: la grève des pilotes annulée à la dernière minute

·        Le salaire des pilotes d'Air France en question

·        Quand Corsair vient au secours des passagers d’Air France

 

 

 

 

Le trafic dans les aéroports d'ADP a progressé de 5,2% en août

L'exploitant des Aéroports de Paris (ADP.FR) a annoncé lundi une hausse de 5,2% du trafic de passagers au mois d'août, en rythme annuel, dans les aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Un total de 9,3 millions de passagers ont transité par les aéroports français du groupe en août, dont 6,5 millions à Paris-Charles de Gaulle et 2,8 millions à Orly, a précisé ADP dans un communiqué. Le trafic cumulé de voyageurs dans les aéroports parisiens du groupe a ainsi atteint presque 63,18 millions entre janvier et août, ce qui représente une hausse de 4,1% depuis le début de l'année. Le trafic de l'exploitant turc TAV Airports, dont ADP détient 38%, est ressorti en hausse de 22,5% à 10,28 millions en août, a également indiqué ADP. Depuis le début de l'année, il progresse de 14,2% à 63,38 millions.

 

Emirates Airlines : le 2eme A380 à Maurice dès l’automne

La compagnie aérienne Emirates Airlines a avancé au 26 octobre 2014 le déploiement d’un deuxième Airbus A380 tous les jours entre l’aéroport de Dubaï et l’île Maurice, au lieu du 1er décembre initialement prévu, et a porté à 30 le nombre de routes en Asie-Pacifique proposées en partage de codes avec Jetstar Airways. A compter du début de la saison hivernale, la compagnie des Emirats Arabes Unis desservira l’île de l’Océan Indien entièrement en superjumbo, le remplacement d’un Boeing 777-300ER par un A380 sur la deuxième rotation lui permettant de proposer 1890 sièges supplémentaires chaque semaine. Emirates Airlines proposera alors des départs à 3h10 et 10h00 (arrivées 9h40 et 16h45), les vols retour quittant l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam à 16h15 et 23h00 (arrivées à Dubaï à 23h05 et le lendemain à 5h40). Ces vols proposés en partage de codes avec Air Mauritius sont sans concurrence directe ou indirecte. Emirates Airlines déploiera sur les deux rotations un A380 configuré pour accueillir 489 passagers (14 en Première, 76 en classe Affaires et 399 en Economie). Orhan Abbas, vice-président des opérations commerciales d’Emirates en Amérique latine et en Afrique centrale et australe, a souligné que l’avancement du second vol en A380 démontre la « croissance constante » de la popularité de cette route. « Depuis son lancement le 16 décembre 2013, notre vol quotidien en A380 vers l’Ile Maurice jouit d’une popularité exceptionnelle, avec plus de 150 000 passagers transportés », déclarait-il en juillet. Emirates Airlines opère aujourd’hui 52 des 140 Airbus A380 commandés. Rappelons qu’elle fait des quatorze compagnies ayant signé un accord pour une meilleure accessibilité des îles Vanille dans le sud-ouest de l’Océan Indien, aux côtés d’Air France, Air Austral, Air Madagascar, Air Mauritius, Air Seychelles, British Airways, Comair, Condor, Corsair International, Edelweiss, Meridiana, South African Airways et Transaero. Autre axe de développement du réseau d’Emirates Airlines, l’Asie-Pacifique : l’extension de son accord de partage de codes avec la low cost Jetstar Airways (et Jetstar Asia à Singapour) lui permettra de proposer dès la fin octobre 5 nouvelles routes, en plus des 25 déjà en place. Elles relieront Melbourne à Uluru (Ayers Rock) en Australie et Christchurch à Wellington en Nouvelle-Zélande, ainsi que Singapour à trois destinations en Asie du sud-est : Penang en Malaisie, Yangon au Myanmar (Birmanie) et Medan en Indonésie. Les membres de son programme de fidélité Skywards peuvent dès maintenant gagner des miles en réservant des vols sur Jetstar Airways, Jetstar Asia, Jetstar Japan ou Valueair, ainsi que sur les routes intérieures en Australie ou en Nouvelle-Zélande si elles sont réservées avec un vol international.

 

Baromètre de l'OMT : le tourisme résiste au contexte géopolitique

Selon l'Organisation mondiale du Tourisme, les flux touristiques au premier semestre sont en croissance. Bonne nouvelle : le nombre de touristes qui ont circulé dans le monde au premier semestre 2014 est en croissance de 4,6% par rapport aux chiffres de l'an dernier. En tout, ce sont 22 millions de touristes supplémentaires qui ont été comptabilisés, selon les chiffres dévoilés aujourd'hui par l'Organisation mondiale du tourisme. "Malgré la situation économique est géopolitique, peu favorable, le tourisme est en croissance cette année", commente le secrétaire général de l'OMT Taleb Rifai. Pour l'année entière, les projections comptent sur une hausse de 4 à 4,5% du nombre de touristes. L'Europe affiche +5% de visiteurs, et fait donc aussi bien que l'Asie-Pacifique (+5%) et un tout petit peu moins bien que l'Amérique (+6%). Le continent africain se contente de +4%, ce qui est déjà très encourageant alors que le continent est frappé par l'épidémie d'Ebola. Concernant les marchés émetteurs, là aussi les nouvelles sont bonnes. La France affiche une croissance de 3%, plutôt ralentie par rapport à l'Italie (+8%), l'Australie (+7%) et les Etats-Unis (+5%).

 

Le tourisme mondial ignore la crise

Malgré les problèmes économiques et géopolitiques, la croissance du tourisme mondial ne faiblit pas. Au cours du premier semestre 2014, le tourisme mondial a encore progressé de 5%. Les arrivées de touristes internationaux ont grimpé d'exactement 4,6% au premier semestre 2014, selon le dernier Baromètre OMT du tourisme mondial.

Mieux que les prévisions

Les destinations du monde entier ont reçu quelque 517 millions de touristes internationaux entre janvier et juin 2014, 22 millions de plus qu’au cours de la même période de 2013. C’est dans les Amériques que la croissance a été la plus marquée (+6%) puis dans la région Asie-Pacifique et en Europe (+5% dans les deux cas). Par sous-régions, l’Asie du Sud et l’Europe du Nord se sont classées en tête du peloton (avec +8%), suivies de l’Asie du Nord-Est et de l’Europe méridionale méditerranéenne (+7% dans les deux cas).

Quatre ans de hausse

Ces résultats sont conformes aux prévisions élaborées par l’OMT au début de cette année. Pour tout l’exercice 2014, les arrivées de touristes internationaux devraient progresser de 4 à 4,5% dans le monde, dépassant la prévision à long terme de l’OMT de 3,8% par an pour la période 2010-2020. Malgré les défis géopolitiques et économiques, le nombre d’arrivées de touristes internationaux a augmenté de 5% par an en moyenne depuis 2010.

 

La billetterie aérienne en agences accuse un décrochage "violent" en juillet et août

Les chiffres du BSP, qui ne reflètent pas tout le marché de la billetterie aérienne, indiquent un recul de 6,4% en juillet et de 10,5% en août. Mais les low cost ne sont pas comptabilisées. Selon les derniers chiffres du BSP France, les ventes de billetterie aériennes en agences ont encore chuté en juillet et en août. Le volume d'affaires hors taxes est en baisse de 6,4 % en juillet et de 10,5 % en août. Même si le mois d'août est traditionnellement le plus bas pour l'activité BSP, car le trafic Affaires est au ralenti et le trafic Loisirs est déjà encaissé, il n'empêche que le décrochage de cette année est jugé "violent". Le nombre de documents émis est lui aussi en recul de 4,4% en juillet et de 7,6% en août. Au final, sur les huit premiers mois de l'année, le volume d'affaires du BSP France accuse une baisse de 4,8%, à 4,28 milliards d'euros hors taxes, et une baisse de 2,8% du nombre de documents émis, à 14,2 millions. Le taux d'impayés des agences est très faible Il faut signaler tout de même que ces chiffres ne tiennent pas compte des compagnies low cost, qui ne passent pas par le BSP, ni des charters, ni des ventes directes des compagnies aériennes. En analysant les modes de paiement, le BSP France constate que la part des ventes par cartes logées utilisées par les entreprises progresse. Ce qui indique que le trafic Affaires se maintient mieux que le trafic Loisirs. Enfin, bonne nouvelle, le taux d'impayés est très faible de la part des agences. De janvier à fin août, il se situe aux alentours de 1,8 million d'euros. Pour rappel, pour toute l'année 2013, il était de 7 millions d'euros.

 

Fusion TUI : un nouveau géant à 6,5 milliards d’euros

La fusion entre l’allemand TUI AG et le britannique TUI Travel donnera naissance fin 2014 au numéro mondial du tourisme. Dévoilé avant l’été, le projet de fusion entre le groupe allemand TUI et sa filiale britannique TUI Travel avance à grand pas puisque la nouvelle organisation devrait être bouclée pour la fin 2014. Deux directeurs généraux seront alors à la tête du groupe avec Friedrich Joussen, actuel DG de TUI AG, et Peter Long, DG de TUI Travel. Ce dernier passera toutefois président du conseil de surveillance en février 2016, laissant les rênes de la direction générale à Friedrich Joussen. Le nouveau groupe qui occupera alors la place de N°1 mondial du secteur, conservera le nom allemand de TUI AG puisque son siège sera basé en Allemagne. Il sera toutefois côté à la bourse de Londres, où il pèsera quelque 6,5 milliards d’euros. Selon l’accord mis en place avec l’aval du principal actionnaire, Alexey Mordashov, les actionnaires de TUI Travel détiendront 46% du futur ensemble et ceux de l’actuel TUI AG 54%. Les deux parties espèrent de cette fusion de nombreuses économies pour un montant de 45 millions d’euros par an ainsi qu’une baisse d’imposition. De quoi lancer de nouveaux chantiers de développement, TUI projetant d’acheter 30 hôtels et deux paquebots de croisières. La volonté est en effet de doubler le rythme de croissance de l’actuel TUI AG grâce une intégration verticale très poussée. "Nous sommes engagés pour travailler de façon commune afin d’atteindre d’importantes synergies, des réductions de coûts, des bénéfices commerciaux et une croissance sur le long terme en tant que N°1 mondial du tourisme intégré", a ainsi déclaré Peter Long.

 

Tourisme: TUI et TUI Travel fusionnent pour former le numéro 1 mondial du secteur

De l'opération naîtra le futur numéro 1 du tourisme mondial. Le groupe allemand de tourisme TUI AG va fusionner avec sa filiale britannique TUI Travel, ont annoncé les deux sociétés lundi 15 septembre.

Un groupe basé en Allemagne et coté à Londres

Le nouveau groupe, qui sera formé "d'ici à la fin de l'année", conservera le nom de l'entreprise allemande. Il sera basé en Allemagne et pèsera l'équivalent de 6,5 milliards d'euros en Bourse. Il sera coté principalement à la Bourse de Londres et de façon secondaire sur un marché allemand, ont précisé les deux sociétés. Les actionnaires de TUI Travel devraient détenir 46% du nouveau groupe et ceux de l'actuel TUI AG 54%.

Des économies de 45 millions d'euros par an

Les deux partenaires espèrent continuer de grandir et évoquent "l'acquisition de 30 hôtels et de deux navires de croisière supplémentaires". Le nouveau groupe espère ainsi améliorer les profits tirés de l'exploitation des hôtels et des navires. Il pourrait en outre réaliser des économies de 45 millions d'euros par an.

Deux directeurs généraux

Une fois la fusion concrétisée, le nouveau TUI aura deux directeurs généraux: Friedrich Joussen, actuel DG de TUI AG, et Peter Long, DG de TUI Travel. Friedrich Joussen prendra seul la direction générale du nouveau groupe à partir de février 2016 et Peter Long deviendra alors président de son conseil de surveillance.

 

 

L’aéroport de Rouen bientôt fermé ?

La CREA a décidé de ne pas reconduire le contrat qui les lie avec une société privée qui gère depuis 2010 l’aéroport de Rouen Vallée de Seine. Leur engagement prend fin en 2016, le temps de réfléchir sur l'avenir du site Rouen Boos fortement concurrencé par celui de Deauville. La CREA a décidé de ne pas reconduire le contrat qui les lie avec une société privée qui gère depuis 2010 l’aéroport de Rouen Vallée de Seine. Pour se justifier, elle met en avant la très faible activité de l’aéroport fortement concurrencé par celui de Deauville, le mieux placé pour devenir l’aéroport de Normandie. Actuellement, une cinquantaine de salariés travaillent sur le site de Rouen Vallée de Seine (aéroport + entreprises dans les hangars). 

 

Héliades retombe dans le piège des promos

Confronté à un retour des surcapacités en Grèce, le voyagiste terminera l’exercice avec une hausse des ventes, mais une rentabilité en recul. Il poursuit cet hiver son déploiement en long-courrier avec le lancement de Zanzibar, Belize et Sainte-Lucie. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’excès d’offres en Grèce cet été a forcé Héliades, le TO leader sur la destination, à multiplier les promotions et à dégrader ses marges. Comme en 2011. "Tous les marchés se sont rués sur cette destination, donc l’offre hôtelière et aérienne a fortement augmenté, a commenté ce mardi matin Jean Brajon, le DG du tour-opérateur, lors d’une conférence de presse. Nous avions nous-mêmes accru nos stocks en 2013, avant tout le monde, avec succès. Mais cette année, les surcapacités ont tiré les prix vers le bas, d’autant que la Grèce se vend de plus en plus en package dynamique, ce qui pénalise les TO qui ont des chaînes charters". Enregistrant en outre un retard des réservations en début de saison, et face à des clients en quête de "petits prix à 500 ou 600 euros", le TO a constaté une "accentuation des ventes de dernière minute".

Le prix moyen sur la Grèce en baisse de 2%

Conséquence : les volumes réalisés par Héliades en Grèce cet été sont en hausse (+6% en chiffre d’affaires et +9% en passagers à fin août), mais le prix moyen recule de 2%, avec une baisse particulièrement marquée sur l’île de Rhodes. "Ce sont clairement deux points de marge en moins, reconnaît Jean Brajon. Il n’y a qu’en août où l’on n’arrive encore à vendre au prix catalogue". Par ligne de produits, alors que les ventes d’hébergements haut de gamme ont plongé de 30%, la bonne surprise est venue des circuits, à +35%. Le à la carte, quant à lui, a progressé de 20%, et "c’est là qu’est l’avenir", concède Jean Brajon. A l’inverse, le TO a gagné en rentabilité sur la Sicile, qui était programmée pour la deuxième année consécutive. Les stocks avaient été réduits, entraînant un recul de 12% du nombre de passagers, mais le CA est resté stable par rapport à l’an dernier. Les Pouilles, lancées cet été, ont en revanche déçu, avec seulement 400 passagers sur la saison, "ce qui prouve que la destination reste méconnue", estime Jean Brajon. Quant à Italowcost, la marque dédiée aux courts séjours dans les villes, son activité a reculé de 25% en raison d’un repositionnement des capacités, en forte baisse sur Venise mais en forte hausse sur Rome.

Un hiver très mitigé en long-courrier

Au global sur l’exercice (qui sera clos le 30 octobre prochain), le TO enregistre actuellement une hausse du chiffre d’affaires et du nombre de clients de 10%, mais "on est en retard par rapport à l’an dernier en rentabilité", indique le DG. Le long-courrier, durant l’hiver dernier, s’est en effet lui aussi heurté aux surcapacités. C’est en particulier le cas au Cap Vert, où "certains nouveaux acteurs ont gonflé l’offre et fait n’importe quoi en termes de prix", regrette Jean Brajon, qui note d’ailleurs que ces derniers ont depuis quitté la destination.  Le TO prévoit de terminer l’exercice sur un total de 15 000 clients dans l’archipel cap-verdien, contre 18 000 l’année précédente. "L’objectif pour l’hiver prochain est de remonter les prix", indique le DG. La République dominicaine, qui faisait son entrée dans la production l’hiver dernier, a quant à elle attiré 4000 passagers, soit un résultat jugé satisfaisant dans "un contexte d’énorme concurrence". "On avait prévu un peu large l’an dernier" en termes d’engagements, reconnaît toutefois Jean Brajon, qui annonce une légère réduction des capacités cette année.

Hôtel-club à Zanzibar : une première sur le marché français

Parmi les autres destinations hivernales en nouveauté, la Réunion n’a attiré que 600 clients. Un résultat "en-deça des espérances", qui a conduit le TO à ne pas reconduire son club labellisé dans l’île pour sa deuxième saison. Le Mexique a dépassé les 1000 passagers, "alors qu’il n’était pas en brochure", et bénéficiera des mêmes engagements cet hiver. Les Antilles françaises ont connu un sort contrasté : 2000 passagers en Martinique, mais seulement 600 en Guadeloupe, où Héliades n’avait pas trouvé de club pour porter son offre. Quant aux Etats-Unis, ils n’ont pas tenu leur promesse : à peine une centaine de clients sur l’année, en raison d’une programmation trop tardive, en janvier. L’hiver prochain, le TO poursuit sa diversification en long courrier. Il se lance ainsi sur Zanzibar, en coaffrètement avec Crystal TO (autre filiale du groupe XL) et sera le premier à commercialiser en France des hôtels clubs sur cette destination. Belize fait également son entrée en brochure, en complément de l’offre sur le Mexique, mais avec des objectifs réduits. Idem sur les îles antillaises de la Dominique et de Sainte-Lucie.

 

Lufthansa: la grève des pilotes annulée à la dernière minute

Le syndicat de pilotes Vereinigung Cockpit (VC) a finalement renoncé hier soir à faire grève ce mardi à Francfort, la compagnie aérienne Lufthansa ayant maintenu son programme de vols long-courriers malgré la menace d’un quatrième mouvement social en quinze jours. Une nouvelle proposition faite hier par la compagnie nationale allemande a été suffisante pour que le syndicat suspende sa grève, qui devait paralyser les vols long-courriers au départ de l’aéroport de Francfort ce 16 septembre 2014 entre 9h00 et 17h00. Cockpit a expliqué en fin de soirée qu’il fallait « discuter » des nouvelles propositions sur les départs en préretraite, le sujet du conflit avec les pilotes. De son côté Lufthansa n’a pas précisé la teneur de ces avancées, parlant de nouvelles dates de négociations dans un communiqué sans toutefois les détailler. Côté passagers, la compagnie de Star Alliance assure que les 40 vols long-courriers prévus ce mardi dans sa base de Francfort seront assurés, même si des changements d’horaires devraient perturber environ la moitié des décollages. A en croire Flightstats, les vols vers Houston, New York-JFK, Chennai ou Djeddah sont partis à l’heure ce matin ; ceux vers Washington, Atlanta ou Dallas ont décollé une heure plus tôt que prévu, et ceux vers Los Angeles ou Chicago ont été avancés de 90 minutes… L’aéroport de Munich avait été la cible d’une grève de pilotes la semaine dernière, conduisant à l’annulation de 110 vols (et de 365 autres lors des deux grèves précédentes).

 

Le salaire des pilotes d'Air France en question

Au deuxième jour de grève à Air France, dont 60 % des vols étaient annulés mardi 16 septembre, les négociations tendues entre la direction et les syndicats de pilotes ne laissaient pas augurer une sortie de crise immédiate. Derrière ce conflit pointe une question de statut. Et notamment de rémunération. L'univers du low cost – celui sur lequel Air France veut mettre beaucoup de moyens avec sa filiale Transavia – fait peur. Les pilotes redoutent des atteintes à leurs conditions de travail, à leurs salaires. Les compagnies à bas coûts « embauchent des pilotes à des tarifs inférieurs à ceux d'Air France », relève un spécialiste du secteur aérien, « un commandant de bord d'une low cost est payé comme un copilote d'Air France. » Dans le cas particulier du projet de développement de Transavia élaboré par Air France, le transfert des pilotes vers la filiale low cost ne se fera que sur la base du volontariat, a toutefois prévenu la direction.

Nantis pour les uns, en voie de paupérisation pour les autres, les pilotes de ligne, et surtout leurs rémunérations, entretiennent des fantasmes tenaces. Qu'en est-il réellement ?

Les rémunérations n'ont plus rien de mirobolant, en tout cas pour les débutants

Un copilote débutant chez Air France, sur un Airbus A320, un moyen-courrier, touche environ 3 500 euros bruts par mois. Le salaire peut monter à 6 000 à 6 500 euros après six années. Son homologue de Transavia débute à 4 000 euros et peut empocher jusqu'à 7 000 euros « les bons mois avec beaucoup d'heures supplémentaires », explique Antoine Amar, ancien d'Air France, adhérent du SNPL, aujourd'hui copilote sur Transavia. Mais un monde sépare les pilotes frais émoulus des anciens, plus capés. Les pilotes ayant quelques années de maison sont bien mieux payés. Un commandant de bord chez Air France, ou encore son homologue chez Transavia, la filiale à bas coûts, touchent par exemple 110 000 à 120 000 euros bruts par an. En revanche, le gradé d'Air France aura dû grimper patiemment, pendant 16 à 17 ans, les échelons de l'échelle de séniorité d'Air France avant de parvenir à ce poste et à ce niveau de rémunération. La carrière aura été plus rapide pour son homologue de Transavia France. La compagnie à bas coûts n'existe que depuis 2007.

Les écarts au sein du groupe Air France peuvent toutefois être énormes

Entre les différentes filiales du groupe Air France, les écarts de rémunérations confinent au gouffre. Quand un commandant de bord en fin de carrière, sur A380 par exemple, le navire amiral de la compagnie Air France, émarge à environ 200 000 euros bruts par an, son collègue d'Airlinair, une compagnie locale regroupée sous la bannière de HOP, le pôle de compagnies régionales d'Air France, est, lui, payé 1 500 euros par mois. D'autres pilotes sont encore plus mal lotis. Certains, pour débuter leur carrière doivent même payer pour piloter.

 

Quand Corsair vient au secours des passagers d’Air France

Grâce à des affrètements, Air France peut transporter un peu plus de clients que prévu pendant la grève. Exemple, la ligne Paris-Montréal.

On peut être concurrents et entretenir néanmoins des rapports de bon voisinage dans les périodes difficiles. Exemple, ce contrat d’affrètement d’avion qu’Air France vient de passer auprès de Corsair, pour pouvoir acheminer ses passagers entre Paris et Montréal, et atténuer ainsi les effets de la grève de ses pilotes. Ce lundi, un Boeing 747-400 de Corsair a ainsi pu acheminer 533 clients d’Air France entre P.E.Trudeau, l’aéroport de Montréal, et Roissy-CDG, se payant même le luxe d’arriver avec une bonne demi-heure d’avance à Paris, grâce à des vents favorables. A bord, l’ambiance est un peu particulière et plusieurs uniformes se côtoient : les pilotes sont ceux de Corsair, tandis que l’équipage de navigants commerciaux (hôtesses et stewards) sont majoritairement d’origine Corsair, épaulés pour une fois par quelques collègues d’Air France, guère habitués à voler avec la concurrence. Bien contents de pouvoir voler malgré cette grève dure, les passagers n’ont pas trop prêté attention aux menus détails imprévus, comme ces casques audio fournis par Air France, avec leur prise à deux broches, inopérants pour les systèmes vidéo Corsair, prévus pour une prise jack à une broche... Quant aux passagers « haute contribution » qui n’ont pas pu tous bénéficier des 36 sièges de la classe « grand large » au pont supérieur, il seront indemnisés par le service clients, a promis un steward à l’un de ces « déclassés ». 

Les affrètements restent marginaux

L’appareil en question, un B747 qui a été un peu « dédensifié » à l’occasion de la récente modernisation de sa cabine (il a perdu 50 sièges dans l’opération), effectuera au total trois aller-retour cette semaine vers la principale ville du Québec pour le compte d’Air France, selon les accords actuels, vraisemblablement reconductibles en fonction de l’issue de la grève. Un affrètement « équipage inclus » qui devrait avoisiner les 800.000 euros de recettes pour la filiale française de TUI Travel. En temps normal, Corsair est l’un des opérateurs aériens réguliers présents sur cette même ligne, qu’il exploite surtout en haute saison (jusqu’en octobre). Du côté d’Air France, on indique que les affrètements liés à la grève restent, au moins jusqu’à présent, très marginaux. Outre le 747 de Corsair, la compagnie aurait également affrété trois appareils moyen-courriers via le courtier aérien Avico et un Boeing 737 d’Europ Airpost. Le coût de location d’un B737 « coque nue » est d’environ 3.500 euros l’heure de vol, auxquels il faut encore ajouter le coût des équipages et tous les frais variables liés au vol.

 

 

 

Communiqué de Pascal MATHIEU : Administrateur Salarié représentant les cadres au Conseil d’Administration du Groupe Air France

 

AVEC SANG FROID ET DISCERNEMENT, LUTTONS CONTRE LA FATALITÉ

« L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre » Antoine de Saint Exupéry

 

La grève des jours prochains s’annonce très pénalisante pour nos clients. Elle aura bien sûr des conséquences désastreuses sur les résultats et donc sur la capacité de notre Compagnie à investir dans l’avenir. Mais le plus important est que son issue, décisive pour la future stratégie, engagera notre destin. La grève est un droit fondamental. C’est aussi un aveu d’échec du dialogue et de la raison. Peu importe les responsabilités de ce conflit stérile et suicidaire. Personne n’en sortira vainqueur et nous risquons d’en être les victimes collatérales.

 

Une majorité de salariés est exaspérée, voire désespérée, que des grèves gâchent nos atouts et le fruit de nos efforts.Notre Compagnie risque de partir en vrille. N’attendons pas le dépouillement des boites noires ! Réagissons concrètement :

•             Continuons de veiller à la sécurité en ces temps de doutes et de conflits.

•             Restaurons la cohésion et la solidarité inter-catégorielle. Nous sommes dans le même avion !

•             Que la Direction instaure un dialogue ouvert à toutes les catégories de personnel.

•             Félicitons-nous des résultats de TransForm, mais soyons conscients que ce n’est qu’une première étape. Pour éviter un déclin inexorable, pour avoir le droit de continuer à concourir, Air France-KLM doit impérativement atteindre plusieurs objectifs cruciaux :

                               - Avoir une taille suffisante

                               - Avoir des résultats positifs et un bilan assaini grâce à la baisse de sa dette

                               - Avoir une présence accrue sur son marché intérieur qui est désormais l’Europe.

Il est donc vital de repenser notre modèle d’activité court et moyen-courrier pour qu’il devienne intrinsèquement rentable, quels que soient les segments de clientèle. Nos coûts doivent converger vers ceux du marché concurrentiel.

•             Que la Direction réponde à la légitime inquiétude des salariés. Les plans successifs, instillés à dose homéopathique pour faire avaler la pilule, ravagent le moral. Il faut que la Compagnie expose clairement le point d’aboutissement de sa stratégie.

•             Que des accords respectés garantissent nos emplois sans transfert imposé de personnels opérationnels, de contrat de travail ou de bassin d’emploi.

•             Que les modalités opérationnelles et sociales des évolutions soient décidées en concertation avec vos représentants dans le cadre d’une réelle association à la gouvernance.

•             Que les efforts soient compensés par un juste partage des fruits de la future croissance (carrières relancées, octroi d’actions gratuites…)

•             Que le bilan des efforts faits et à faire par chaque métier soit établi objectivement afin que l’équité soit réelle.

•             Que des changements dans le management libèrent l’expression et les initiatives des salariés.

Souvenons-nous tous de la notion d’équipage, de l’esprit de la Ligne, chers aux pionniers de l’aviation. Il est des valeurs et des enjeux bien supérieurs aux intérêts particuliers.

Dans ce qui se joue en ce moment, la vision n’est ni syndicale, ni patronale. La raison impose l’adhésion de chacun pour faire prospérer la Compagnie. Notre Groupe évolue dans une jungle économique où les règles sont trop souvent absentes ou pas respectées. En tant que citoyen, on peut agir pour rendre plus moral et juste ce monde imparfait. Mais être responsable, c’est ne pas oublier que seule la réalité s’impose et régit l’avenir de notre Compagnie.

 

Une croissance rentable d’Air France-KLM, obtenue rapidement est la meilleure façon de lutter contre la régression sociale.

La passion qui nous anime tous doit être employée à des fins constructives.

 

Adresse mail :

pascal@alphafoxicare.com

                Copyright © Pascal Mathieu

Administrateur Groupe Air France

 

Communiqué de l’UNSA/SAPAP d’Aéroports de Paris : lettre mensuelle

Notre Président Directeur Général, Monsieur AUGUSTIN DE ROMANET, a été reconduit dans ses fonctions pour un mandat de 5 ans. Que peut-on en espérer ou en craindre?

A qui ont profité les engagements pris par notre PDG depuis novembre 2012 ? Concernant les métiers de l’accueil, l’engagement de ne pas sous-traiter a été tenu (pour l’instant). La liaison CDG Express ainsi que le démarrage des travaux du Coeur d’Orly sont engagés.

A part ces engagements, l’UNSA/SAPAP dénonce la mise en place de la nouvelle stratégie économique à savoir :

 Le PDV (Plan de Départ Volontaire) avec la suppression de 370 postes

 Le déménagement du siège social à Roissy

 Le projet de démantèlement d’INA

 L'augmentation des ’embauches de cadres dirigeants et stratégiques

 Le taux de distribution des bénéfices aux actionnaires passant de 50 à 60%

 La multitude des réorganisations, avec comme objectif la suppression des postes

 La remise en cause des acquis sociaux (IKN, Mise à disposition, détachement, et aussi le SUFA, l’ancienneté, les heures majorées...)

 L’annonce des 180 embauches sur 3 ans est loin d’être tenu

 L’augmentation salariale scandaleuse des cadres dirigeants par rapport aux augmentations salariales des agents..

Devant ces constatations, l’UNSA/SAPAP regrette que les objectifs de M. De ROMANET soient loin de rendre l’avenir social serein auprès des salariés qui sont les grands oubliés de l’entreprise. La vraie valeur de l’entreprise est bien le travail des salariés et non les actions qui flambent. Et notre PDG en est fier!

 

Communiqué de presse du syndicat CGT Air France

CONFLIT DES PILOTES D’AIR FRANCE

N° 27‐2014 ‐ Roissy, Septembre 2014

La CGT Air France est pour le moins surprise de constater que des organisations syndicales s'opposent publiquement à ce conflit alors même qu'elles n'ont jamais cherché à mobiliser les salariés qu'elles représentent face aux injustices criantes du plan Transform'2015 qui a creusé les inégalités entre les 3 catégories de salariés (Sol, PNC, Pilotes). En entérinant le plan Transform sans consulter les salariés, elles se sont lié les pieds et les poings, ce qui pourrait expliquer leur position actuelle de dénigrement du conflit des pilotes...

La CGT sera très attentive aux éventuelles avancées obtenues par la corporation des pilotes. Si nous comprenons leurs inquiétudes sur la dangerosité en termes d'emplois de la nouvelle stratégie low‐cost d'Air France, nous n'oublions pas que les salariés d'Air France forment dans leur ensemble une chaîne de sécurité qui fait la réputation de notre entreprise et qu'il convient de préserver. La CGT Air France, interrogée de toutes parts sur sa position quant au conflit initié par les pilotes d'Air France, tient à faire savoir qu'elle ne condamne pas ce mouvement de grève sans pour autant soutenir le contenu ultra‐corporatiste de ses revendications. Les emplois de l’ensemble du personnel sont aujourd’hui en attrition.

Développer une stratégie de « low‐costisation » met clairement en danger les emplois Air France. Pour la CGT, il est inconcevable que la direction organise un dumping social au sein du Groupe Air France.

Elle ne peut engager des discussions avec les seuls pilotes sur la pérennisation des emplois sous statut Air France. Cette problématique concerne l’ENSEMBLE des salariés Air France. Quant à l’Etat, il ne peut décemment cautionner un tel dumping social, lui qui a déjà couvert la déstructuration de l’entreprise en soutenant ouvertement le plan Transform’2015. Pour rappel, la CGT Air France est en lutte depuis le mois de novembre 2013 pour le maintien de l’emploi local sous statut Air France.

 

 

 

Sonia Hacquemand

Consultante

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