RETRAITÉ-E-S, FACE AU MÉPRIS,

MANIFESTONS  LE 28 SEPTEMBRE


« Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort » a déclaré Emmanuel Macron. Demander un effort aux retraités c’est faire semblant d’ignorer qu’ils n’ont cessé d’en faire des efforts : leurs pensions gelées depuis 4 ans, une fiscalité alourdie, ils participent tou-jours plus nombreux aux activités d’aide et d’assistance en lieu et place de l’Etat, ils aident leurs enfants touchés par le chômage et une précarisation grandissante.

Les « retraités les plus aisés » selon E. Macron

La hausse de la CSG de 1,7 point s’appliquera à la CSG calculée au taux de 6,6 %, qui devrait passer à 8,3 %. Elle va donc frapper les retraités ayant un revenu fiscal de plus de 1 200 € (1 838 € pour un couple marié ou pacsé) par mois, soit 60 % des retraités dans notre pays, plus de 10 millions. Peut-on considérer qu’à partir de 1 200 € par mois on est un retraité aisé ? ! 1 200 € c’est 200 € au dessus du seuil de pauvreté.

Opposer les retraités aux salariés et aux jeunes : honteux

Comment peut-il comparer la situation des retraités, qui ont travaillé et cotisé pendant au moins 40 ans avec celle des jeunes qui nombreux font encore des études ou démarrent dans la vie professionnelle ? Quand on sait que le montant moyen des pensions se chiffrait en 2015

1 306 € brut, 500 000 d’entre eux ne percevant que 800 € par mois.

Les privilégiés dont il ne parle pas

Les entreprises du CAC 40 ont enregistré des profits exceptionnels depuis le début de l’année 2017, ils ont grimpé quatre fois plus vite que leurs chiffres d’affaires : 52 milliards de profits au premier semestre, un nouveau record ! Ainsi le président propose de réduire le pouvoir d’achat des retraités au nom du partage des efforts, de réduire l’aide au logement et il accorde des réductions d’impôts de 3 milliards aux plus riches alors que ces vé-ritables privilégiés n’ont jamais autant gagné d’argent.

Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent, le pays régresse

De 1996 à 2016 le montant total des 10 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 12, alors que pen-dant ce temps le produit intérieur brut (PIB) du pays n’a même pas été multiplié par 2. Cela signifie que les profits ne bénéficient pas à l’investissement, donc pas à l’emploi, mais à une poignée d’actionnaires déjà immen-sément riches. Prendre aux pauvres pour donner aux riches c’est sacrifier l’économie du pays et son avenir.

Le redressement de notre économie passe par une ré-partition des richesses qui favorise les investissements et le pouvoir d’achat des salariés, des jeunes et des re-traités et crée des emplois.

Le 28 septembre disons tous ensemble non à la hausse de la CSG, non à la mise en concur-rence des retraités, des salariés et des jeunes, oui à la revalorisation de nos pensions au 1er octobre et à son indexation sur l’évolution des salaires.




L’histoire de la Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusion est singulière puisque sa création marque l’issue d’une lutte sociale de 1336 jours engagée par les anciens salariés de « Fralib-UNILEVER » contre la fermeture et le démantèlement de leur outil de production. Cela traduit aussi l’adoption d’un changement de système social et politique, également perceptible dans la gestion de la production et de la qualité des produits proposés.

Découvrir ses thés et infusions



CONTRE, L’AUGMENTATIONDE LA CSG

POUR, L’AUGMENTATIONDES RETRAITES ET DES PENSIONS

 LE 12 SEPTEMBRE, TOUS CONCERNÉS, ACTIFSET RETRAITÉ-E-S !

Les choix politiques du gouvernement Macron sont porteurs de lourds reculs sociaux et sociétaux. La réforme du code du travail imposée par ordonnance fait la part belle au MEDEF qui trouve là de grandes satisfactions.

Alors que le chômage augmente, la pauvreté gagne du terrain, le gouvernement prévoit la simplification des procédures de licenciements, la généralisation des CDI de chantiers…autant de dispositionsrégressives pour l’économie et qui ne résoudront pas la question du chômage massif, bien au contraire.

Rogner sur les droits des salariés n’a jamais favorisé la reprise de l’économie. Plus de flexibilité,

plus de précarité, moins de rémunérations, moins de droits, moins de protection en matière de

santé et de couverture sociale pour les salariés ne va pas relancer l’économie, bien au contraire.

Relancer l’économie nécessite une augmentation des salaires et des pensions, une politique qui repose sur la justice sociale et le partage des richesses.

Avec la CGT le 12 septembre, je manifeste

contre leprojet de «LoiTravail ».



❱❱LE28SEPTEMBRE, JE SUIS DANS LA RUE!

Le gouvernement Macron est décidément très créatif pour faire passer sa

politique de régression qui repose sur une justice de classe au service

des plus riches et qui porte une attaque au monde du travail et au droit

social d’une gravité extrême. Avec le transfert du financement de la

protection sociale par l’augmentation généralisée de la CSG de 1.7 %, il

est mis un terme au fondement de la Sécurité sociale qui repose sur la

solidarité. Le mécanisme inventé pousse la supercherie à faire croire à

l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs par la suppression sur leur

bulletin de paie des cotisations maladie et chômage. Par ailleurs il

exonère les employeurs des cotisations sociales et près de 10millions de

retraité.e.s paieront à leur place. Sont taxés, des retraité-e-s qui selon     

E. Macron seraient « les plus aisés ». De qui se moque-t-il, comment peut-

on dire qu’avec 1390,50€ brut par mois on est aisé?



La hausse de la CSG interviendrait pour:


  • les retraité-e-s disposant d’une part en matière d’impôt sur le revenu ayant un revenu brut mensu elégal ou supérieur à 1497,84pour les  plus de 65ans et 1390,50pour les moins de 65ans.

  • les retraité-e-s disposant d’une part et demie enmatière d’impôt sur le revenu ayant un revenu brut mensuel supérieur ou égal à 1875,25pour les plus de 65ans et 1761,75pour les moins de 65ans.

  • les couples ayant des revenus bruts mensuels supérieurs ou égaux à 2295,33 s’ils ont plus de65ans, 2246,50si l’un à plus de 65ans et l’autre moins et 2133 s’il sont tous les deux  moins de 65ans.



L’UCR-GT appelle ses organisations à tout mettre en œuvre pour assurer la réussite de cette journée d’actions du 28 septembre, à l’appel de l’intersyndicale des retraité-e-s: UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR- CFE-CGC, SFR-FSU, UNIR-Solidaires et les associa- tions FGR-FP, LSR, Ensemble et Solidaires-UNRPA.

LES RETRAITÉ-E-S DOIVENT FAIRE PRESSION.

LE GOUVERNEMENT DOIT ABANDONNER SON PROJET D’AUGMENTATION DE LA CSG.

NOMBREUX DANS LA RUE, NOUS POUVONS FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT.

Mais aussi, soyons à l’offensive, retraité.e.s de la Fonction

publique de l’Etat pour :

  • Une amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraités par une

  • revalorisation des retraites et un rattrapage immédiat de300€; et à

  • terme qu’il n’y ait pas de pension inférieure au SMIC revalorisé;

  • Leretour à une revalorisation annuelle au 1erjanvier des pensions et pensions de réversion;

  • La proratisation duSalaire Annuel Moyen(SAM) pour les poly-pensionnés;

  • Que le taux de la réversion soitportéà75% de la ou

des pensions du conjoint, concubin ou Pacsé décédé, sans condition d’âge et de ressources;

  • Le rétablissement de la demi-part supplémentaire pour les personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant,pour le calcul de l’impôt sur le revenu(dans l’attente d’une réforme globale de la fiscalité);

  • La non-imposition de la majoration pour les retraités ayant eu trois enfants ou plus;

ALORS OUI, LE 28 SEPTEMBRE,

JE MANIFESTE.



Manifestons le 12 septembre 2017


Préparons les rassemblements du 28 septembre avec tous les retraité-e-s

qui vont subir une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie.


Macron et les retraités, du mépris et rien d’autre


« Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort » déclare t-il à un hebdomadaire acquis à sa politique. Les retraités des privilégiés ? Un mensonge pour masquer une vérité gênante : sa politique favorise les privilégiés de la fortune

Demander un effort aux retraités c'est ignorer ou faire mine d'ignorer qu'ils n'ont cessé d'en faire des efforts : cela fait bientôt 5 ans que leurs pensions sont gelées, la fiscalité s'est alourdie, ils participent toujours plus nombreux aux activités d'aide et d'assistance en lieu et place de l'Etat, ils aident leurs enfants touchés par une précarisation grandissante de leur situation.

Qui sont les "retraités les plus aisés" selon E. Macron ?

La hausse de la CSG de 1,7 point s’appliquera à la CSG calculée au taux de 6,6 %, qui devrait passer à 8,3%. Elle va donc frapper les retraités ayant un revenu fiscal de plus de 1 200 € (1 838 € pour un couple marié ou pacsé) par mois, soit 60 % des retraités dans notre pays, plus de 10 millions. Peut-on considérer qu'à partir de 1200 € par mois on est un retraité aisé ?! 1200 € c'est 200 € au dessus du seuil de pauvreté.

Les retraités sont-ils moins pauvres que les jeunes ?

Que ce gouvernement suscite ce genre de question est déjà en soi honteux. Mais examinons l'argument. Il est tiré d'un rapport du COR (Conseil d’orientation des retraites) établi en 2015 et qui constate que "de 2006 à 2012, les ménages de 60 ans et plus sont moins exposés à la pauvreté en conditions de vie que le reste de la population". Le problème c'est qu'on ne peut honnêtement et légitimement comparer une catégorie, les retraités, qui ont travaillé et cotisé pendant au moins 40 ans avec le reste de la population qui comprend nombre de jeunes qui font encore des études ou démarrent dans la vie professionnelle.

On peut d'ailleurs opposer à ces chiffres d'autres chiffres bien plus pertinents : selon l’Insee le montant moyen des pensions se chiffrait en 2014 à 1322 €, sachant que plus de 500 000 d'entre eux ne percevaient que 800 € par mois et 10 % seulement disposaient d’un revenu supérieur à 3250 € par mois, un montant supposé être le début de l'aisance. Comment E. Macron et son gouvernement osent-ils traiter l'immense majorité des 16 millions de retraités de nantis ou de privilégiés ?!

Les privilégiés dont il ne parle pas

L'indécence n'ayant visiblement pas de limites, ces déclarations sont faites au moment où la presse nous apprend que les entreprises du CAC 40 ont enregistré des profits exceptionnels depuis le début de l’année 2017, ils ont grimpé quatre fois plus vite que leurs chiffres d'affaires : 52 milliards de profits au premier semestre, un nouveau record ! On comprend mieux pourquoi nos dirigeants veulent allumer une "guerre des âges". "En même temps", comme dirait E. Macron qu’il réduit le pouvoir d'achat des retraités au nom du partage des efforts, qu’il réduit le montant de l'aide au logement aux dépends notamment des jeunes, le gouvernement accorde des exonérations et réduction d'impôts de 3 milliards aux plus riches alors que ces véritables privilégiés n'ont jamais autant gagné d'argent.

« Le nombre de milliardaires est hallucinant »

C’est le constat d’Eric Tréguier, journaliste au magazine Challenge, à la lecture du classement 2017 des 500 fortunes de Challenges. Jugez-en.

De 1996 à 2016 le montant total des 10 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 12, alors que pendant ce temps le produit intérieur brut (PIB) du pays n’a même pas été multiplié par 2. Cela signifie que les profits ne bénéficient pas à l’investissement et à l’activité, donc pas à l’emploi, mais essentiellement à l’enrichissement d’une poignée d’individus déjà immensément riches. C’est aussi la preuve que le redressement de notre économie passe par une répartition des richesses qui favorise les investissements et le pouvoir d’achat des salariés, des jeunes et des retraités et crée des emplois.

Pour le bien du pays ?

La politique du jeune et fringant Président de la République, vous savez celui qui devait insuffler du neuf dans notre vieille démocratie, est vieille comme le capitalisme mais plus avide encore avec le capitalisme financier : prendre aux pauvres pour donner aux riches en sacrifiant l’économie du pays et son avenir.

Au plus bas dans les sondages nous pouvons le mettre en difficulté, voire l’empêcher de détruire le code du Travail et d’aggraver les inégalités, la pauvreté et le mal-vivre de la très grande majorité des retraité-e-s.