Action du 18 octobre 2018

L'engagement non tenu de Macron


Retraités et retraitées !
tous et toutes dans la rue le 9 octobre 2018
 

Le gouvernement vient de décider : les retraites ne seront revalorisées que de 0,3 % en 2019 et 2020 alors que les prix ont déjà augmenté de 2,3 % de juillet 2017 à juillet 2018.

Il décide unilatéralement de ne plus s’appuyer sur l’inflation mais sur les prévisions de croissance. Ce sont les prémices d’un changement de système en un régime par points.

C’est une nouvelle amputation du pouvoir d’achat des retraités après la baisse de la pension de 1,7 % avec l’augmentation de la CSG.

Concrètement, pour une retraite brute de 1500 euros, l’augmentation de la CSG a réduit la retraite de 25,5 euros par mois. Avec une hausse des prix de 1,7 % et une majoration des pensions seulement de 0,3 %, ce retraité perd en plus 21 euros par mois. Et cela après des années de revalorisation dérisoire des retraites !

Les salariés comme les retraités subissent une réduction de leurs droits et rémunérations. Tenter d’opposer les salariés aux retraités, les chômeurs à ceux qui ont un emploi, les plus jeunes aux plus anciens, le public au privé, les précaires de plus en plus nombreux aux CDI ne peut masquer que les bénéfices du CAC 40 battent des records, que l’ISF est supprimé… Une petite minorité est de plus en plus riche aux dépens des retraités, des salariés, comme du reste de la population. Ce gouvernement a même le cynisme d’annoncer un « plan pauvreté » alors que sa politique conduit à accroitre fortement leur nombre : une partie des personnes âgées est en voie de paupérisation.

Actifs, retraités, nous avons les mêmes intérêts !

Ce qui est en jeu c’est le droit de vivre de sa retraite.

Depuis des années le pouvoir d’achat des retraités diminue : désindexation des pensions sur les salaires, baisse de l’APL, taxation via la CSG, la CASA, la CRDS, suppression de la demi part fiscale pour les veuves, imposition des 10% de majoration de pension pour avoir élevé 3 enfants. Sans compter le coût des mutuelles, des hébergements en EHPAD, le recul des services publics : hôpitaux, transports, énergie…

Mais nous sommes aussi inquiets pour l’avenir :

Aujourd’hui, après toutes les réformes ayant déjà réduit les droits à la retraite, le gouvernement entend instaurer un système universel de retraites par points. Mais qui décidera de la valeur du point lors de son achat durant l’activité et au moment du calcul de la retraite ?
C’est le gouvernement, en fonction de la situation économique et du déficit budgétaire. Autrement dit le prix du point acheté en travaillant ne donne aucune garantie sur sa valeur au moment de la retraite !

Le régime universel, c’est la disparition de tous les régimes de retraite existants et l’alignement des droits vers le bas. Cela fragiliserait le principe du système de la retraite par répartition : les personnes cotisent durant leur vie professionnelle, ce qui leur ouvre des droits à pension. Le régime universel individualisé et par points, poussera au développement d'une retraite complémentaire par capitalisation répondant en cela aux appétits des assureurs.

Cette réforme menace tous les mécanismes de solidarité. Que deviennent, par exemple, les majorations de trimestres pour avoir élevé un enfant ? Il s’agit là de droits non liés à des « euros cotisés ».
. Désormais, la pension de chacune et de chacun dépendra, de fait, de l’arbitraire gouvernemental, aujourd’hui, des exigences des actionnaires.

Elle menace aussi les pensions de réversion. Le gouvernement, après avoir envisagé de les supprimer, parle maintenant d’harmoniser les droits en introduisant en particulier des conditions de ressource qui n’existent ni dans la fonction publique ni dans les régimes complémentaires, etc. supprimant ou réduisant le montant des réversions.
Il dit également qu’il ne touchera pas aux réversions en cours. Ces propos démontrent qu’il entend remettre en cause les futures réversions.

Tout le monde est concerné par cette réforme
en premier lieu la grande majorité des actuels retraités

En effet, un retraité perçoit sa propre pension. La pension de réversion susceptible de s’y ajouter, plus tard après la réforme, serait calculée selon les nouvelles normes.

Sur ces questions comme sur tant d’autres le gouvernement entend remplacer des droits par des aides sociales aléatoires. Ce que nos ainés ont conquis est en jeu.

Retraités, nous vous appelons à défendre ces conquêtes à commencer par la sécurité sociale bâtie sur des cotisations et non sur l’impôt.

Pour défendre nos droits, l’UCR-CGT, l’UCR-FO, UNIRS-Solidaires et la Fédération LSR vous appellent à manifester le 9 octobre au côté des salariés, fonctionnaires, chômeurs, jeunes, dans l’unité à l’appel de la CGT, de FO, de Solidaires, de l’UNEF, de l’UNL et de la FIDL pour exiger le maintien de tous les régimes de retraite avec leurs droits actuels.

Non à la retraite en points !
Revalorisation des retraites et indexation sur les salaires !
Rétablissement ½ part pour les veuves et retour à l’exonération de la majoration familiale !
Pour la défense et le développement des services publics !
Pour la défense de notre Sécurité sociale !
Pour de véritables moyens humains et financiers pour les EHPAD !
Tout ceci est possible par un autre partage des richesses et la fin de leur accaparement par une minorité.

Tous dans la rue le 9 octobre !








Le Gouvernement
et sa majorité présidentielle
n’ont rien compris à la colère
des retraité-e-s

Signer et faire signer la pétition intersyndicale

Déni de démocratie de la Direction d'Air France
Tract du 2 mai 2018


Communiqué de Presse de l’USRAF CGT

24 avril 2018

LE REFERENDUM JANAILLAC EST UNE GRAVE AGRESSION
CONTRE LA DEMOCRATIE DANS L’ENTREPRISE.


Les salariés d’Air France ont toujours voté massivement aux élections professionnelles.
Cette participation constante donne une forte légitimité aux syndicats pour représenter les salariés dans les négociations avec l’employeur.
Cela s’appelle la démocratie représentative.
C’est une des bases importantes du « modèle social français » dont Monsieur Macron se targue d’être un ardant défenseur.
Pendant des années les directions d’Air France s’en sont accommodé tout en tentant en permanence de jouer la carte de la division entre Personnels au Sol et Personnels Navigants.
Le blocage (donc la baisse) des salaires depuis 6 ans a créé les conditions de balayer la stratégie de la direction d’Air France.
Le refus de la baisse continue des salaires a rassemblé tous les personnels au Sol comme Navigants.
Devant cette montée unitaire des revendications, Monsieur Janaillac aux ordres de Monsieur Macron décide de s’affranchir de la démocratie.
En déclenchant un référendum-épouvantail pour tenter de sortir les syndicats du débat, c’est le droit fondamental des salariés à s’organiser collectivement qu’il attaque directement
Cette opération nauséabonde anticipe la casse des Comité d’Établissement, des Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, des Délégués du Personnel, des Représentants Syndicaux prévue dans les lois Macron qui sont programmées à Air France pour 2019.
Air France s’inscrit ainsi dans une longue tradition patronale réactionnaire telle Walmart ou Michelin, cherchant à saper le droit des salariés de se syndiquer et d’être représentés.
Macron, le financier anti-social apparaît en plein jour.
L’objectif est que les salariés se retrouvent isolés, sans pouvoir s’organiser collectivement, face à un patron aux pouvoirs discrétionnaires voir absolus.


L’USRAF CGT dénonce le caractère antidémocratique de ce référendum.






Cédric QUINTIN, secrétaire général, lors de la CE de l’UD du 3 avril 2018

Hommage à Denise Foucard

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Cher·e·s camarades,
Je prends la parole avant l’ouverture de nos travaux pour vous annoncer, avec beaucoup de tristesse et d’émotion, le décès de notre camarade Denise Foucard, survenu samedi matin dans sa 95ème année. C’est une grande dame, d’une droiture et d’une intelligence remarquables qui s’en est allée.
Avec Roland, son mari, premier secrétaire général de l’UD Cgt du Val-de-Marne à l’époque de la création des départements d’Ile de France, c’est une militante infatigable qui a bâti notre UD qui disparait. De près ou de loin, tout le monde connaissait Denise ou en avait déjà entendu parler. Beaucoup l’appréciait pour sa gentillesse, sa simplicité, ses connaissances étendues, sa coquetterie, ses analyses politiques toujours aiguisées et pertinentes. Denise, pour les camarades qui ne le savent pas, était la sœur de Georges Séguy, disparu, quant à lui, en juillet 2016. Malgré le charisme et la popularité de Georges, Denise est parvenue, sans difficultés, à se faire un nom, sa place dans la Cgt et le PCF auxquels elle est restée fidèle et démesurément attachée.
Née le 8 juin 1923 à Toulouse, Denise aura été une élève brillante avant de devenir, sous l’occupation, grande résistante auprès de son père cheminot et de son frère Georges qui par la suite sera déporté dans les camps de concentration. Elle a été dans la clandestinité agent de liaison interrégional chargée du convoyage des tracts et des journaux. Elle participera aussi à la réalisation de fausses cartes d’identité pour les maquisards. Elle adhère au PCF en 1942. Avec ses parents, aidés par la Résistance, Denise a caché des enfants juifs, les a aidés à fuir vers l’Espagne. Lors de la Libération, Denise était sous-lieutenant de l’armée secrète à l’état-major des FFI.
Dans les années qui suivirent, Denise aura été successivement collaboratrice du Bureau confédéral de Cgt, secrétaire adjointe au maire de Champigny, secrétaire de Maurice Thorez (Secrétaire général du PCF). Après sa retraite, elle s’impliqua dans l’activité culturelle de l’UD Cgt du Val-de-Marne, puis devient présidente de l’IHS pour enfin devenir, depuis que son fils Jacques a pris la relève, présidente d’honneur de notre Institut d’Histoire sociale.
Denise était encore dans les murs de l’UD, il y a quelques mois. Jusqu’au bout donc elle aura donné sa vie à ses idéaux, ceux de la Cgt et du PCF, à notre UD, à son UD où elle aura tant donné. C’est une profonde perte pour les militant·e·s que nous sommes et pour toute la Cgt du Val-de-Marne.
Effet de circonstance, c’est à Champigny que se tient aujourd’hui notre CE départementale et c’est au Musée de la Résistance que nous nous rendrons cet après-midi. Lieu auquel elle était très attachée et a occupé quelques responsabilités.
Avec ses fils et sa famille, avec Philippe MARTINEZ, nous allons regarder l’hommage départemental et national que nous pourrons lui rendre.
En cet instant, en sa mémoire, je vous propose d’observer une minute de silence.





Vilain Menteur
Quand Macron ment aux Retraité.e.s




ACTION AIR FRANCE DU 23 MARS 






PROCES EN APPEL DU 12 MARS

Soutien de l’Union Syndicale des Retraités d'Air France CGT

Ce lundi 12 mars et jusqu'au 20 mars 2018, douze salariés et ex-salariés de la compagnie Air France sont jugés en appel à Paris dans l’affaire dite « de la chemise ».

L’USRAF CGT Air France apporte son soutien aux salariés et camarades injustement condamnés.

Elle considère que le seul vrai reproche fait à ces collègues est d’avoir manifesté collectivement pour la défense de leurs intérêts de salariés gravement menacés par la politique de la Direction d’Air France et le Gouvernement de l’époque.

La politique de recul social s’aggrave et fera l’objet de nouvelles actions et manifestations intersyndicales.

A travers ce procès, direction et gouvernement souhaitent décourager toute velléité d’action collective des salariés.

L’USRAF CGT souhaite que justice soit faite et que la Cour d'appel reconnaisse que l'ensemble des prévenus ont été choisis comme boucs émissaires.

Elle souhaite l'annulation du jugement qui a été prononcé.

Elle appelle tou.te.s ses militant.e.s à se manifester individuellement et collectivement pour que justice soit rendue à ces collègues.

UNION SYNDICALE DES RETRAITES AIR FRANCE - CGT

ORLY FRET 693

94394 ORLYAEROGARE

Courriel : usrairfrancecgt@gmail.com






Nouveau : 4 pages de la CGT pour tout savoir


sur la fusion AGIRC  ARRCO



Le 15 mars 2018

Journée nationale d’actions




NON À LA BAISSE DES PENSIONS

 

Les retraitées et les retraités : ni privilégiés ni assistés !

Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d’euros par an.

Quelques exemples de baisses de pensions :

-   Un couple de retraités, Anne, ancienne infirmière en hôpital avec 970 € de pension, et Jean, ancien employé municipal avec 1010 €, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois et 404 € par an.

-   Avec une pension de 2000 € par mois, Jean-Pierre perd, rien que pour sa retraite complémentaire, plus de 200 € par an.

-   Annie perçoit 1 120 € de pension, elle croyait être à l’abri sauf que son mari perçoit 2 500 €. Elle va payercar elle avait oublié que c’était en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des revenus de la famille.

-   Michel, instituteur retraité avec 2 058 € de pension perd 35 € par mois et 420 € sur une année.


 Nous avons connu les blocages des pensions, des sous indexations, jamais une telle amputation !

Alors…

 Merci monsieur le Président pour ces étrennes…

 Merci de votre considération pour les retraité-e-s !

 Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu le Président Macron pour faire preuve de solidarité et cette nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette nouvelle baisse des pensions s’ajoute à une liste déjà longuede diminution du pouvoir d’achat des retraités : la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions pendant 4 ans.

Et comme si ça ne suffisait pas, la pension de 2018 sera à nouveau gelée et les complémentaires bloquées pour très longtemps. Le 1er janvier, arrivent les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant...

D’autres choix budgétaires

sont possibles

 La suppression de l’ISFpour les patrimoines boursiers et la mise en place d’une taxation plafonnée à 30 % pour l’imposition des dividendes représentent 4,5 milliards d’euros de cadeaux faits aux plus fortunés. Ensuite, le gouvernement met en avant le déficit budgétaire provoqué par lui-même avec de telles pertes fiscales pour imposer de la rigueur et de l’austérité au reste de la population. C’est dans ce cadre qu’intervient la hausse de la CSG.

En France, les 39 milliardaires en dollars ont vu leur fortune grimperde 21 % au cours de cette seule année 2017, atteignant, au total, 245 milliards. Sur les vingt dernières années, les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 % ; bien loin des 35 % d’inflation dans la même période. Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions.


La pension du retraité n’est pas une allocation sociale

ni une variable d’ajustement

mais un droit acquis par le travail.

 Le 28 septembre 2017, à l’appel de nos neuf organisations de retraité-e-s, des manifesta­tions organisées dans tous les départements ont rassemblé plus de 80 000 personnes. Il s’agissait de mettre en garde contre l’augmentation de la CSG. Malgré nos protestations, il s’est trouvé une majorité parlementaire pour suivre les projets du gouvernement. Désormais, la Loi de Finances pour 2018 et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018 sont votées.

Elles organisent ces cadeaux fiscaux à l’égard d’une minorité et ces mesures de rigueur à l’égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.

Fin janvier, de nom­breuses personnes retraitées ont fait le constat d’une baisse de leur pension en découvrant les chiffres portés sur leurs virements bancaires. Dans toute le France, en manifestant le 15 mars vous montrerez au gouvernement votre refus total de tels choix budgétaires.

Les retraitées et les retraités ne sont pas des privilégiés !

 Non à la hausse de la CSG

Non à la baisse des pensions  

Le 15 mars 2018

Journée nationale d’actions