Cédric QUINTIN, secrétaire général, lors de la CE de l’UD du 3 avril 2018
Hommage à Denise Foucard

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Cher·e·s camarades,
Je prends la parole avant l’ouverture de nos travaux pour vous annoncer, avec beaucoup de tristesse et d’émotion, le décès de notre camarade Denise Foucard, survenu samedi matin dans sa 95ème année. C’est une grande dame, d’une droiture et d’une intelligence remarquables qui s’en est allée.
Avec Roland, son mari, premier secrétaire général de l’UD Cgt du Val-de-Marne à l’époque de la création des départements d’Ile de France, c’est une militante infatigable qui a bâti notre UD qui disparait. De près ou de loin, tout le monde connaissait Denise ou en avait déjà entendu parler. Beaucoup l’appréciait pour sa gentillesse, sa simplicité, ses connaissances étendues, sa coquetterie, ses analyses politiques toujours aiguisées et pertinentes. Denise, pour les camarades qui ne le savent pas, était la sœur de Georges Séguy, disparu, quant à lui, en juillet 2016. Malgré le charisme et la popularité de Georges, Denise est parvenue, sans difficultés, à se faire un nom, sa place dans la Cgt et le PCF auxquels elle est restée fidèle et démesurément attachée.
Née le 8 juin 1923 à Toulouse, Denise aura été une élève brillante avant de devenir, sous l’occupation, grande résistante auprès de son père cheminot et de son frère Georges qui par la suite sera déporté dans les camps de concentration. Elle a été dans la clandestinité agent de liaison interrégional chargée du convoyage des tracts et des journaux. Elle participera aussi à la réalisation de fausses cartes d’identité pour les maquisards. Elle adhère au PCF en 1942. Avec ses parents, aidés par la Résistance, Denise a caché des enfants juifs, les a aidés à fuir vers l’Espagne. Lors de la Libération, Denise était sous-lieutenant de l’armée secrète à l’état-major des FFI.
Dans les années qui suivirent, Denise aura été successivement collaboratrice du Bureau confédéral de Cgt, secrétaire adjointe au maire de Champigny, secrétaire de Maurice Thorez (Secrétaire général du PCF). Après sa retraite, elle s’impliqua dans l’activité culturelle de l’UD Cgt du Val-de-Marne, puis devient présidente de l’IHS pour enfin devenir, depuis que son fils Jacques a pris la relève, présidente d’honneur de notre Institut d’Histoire sociale.
Denise était encore dans les murs de l’UD, il y a quelques mois. Jusqu’au bout donc elle aura donné sa vie à ses idéaux, ceux de la Cgt et du PCF, à notre UD, à son UD où elle aura tant donné. C’est une profonde perte pour les militant·e·s que nous sommes et pour toute la Cgt du Val-de-Marne.
Effet de circonstance, c’est à Champigny que se tient aujourd’hui notre CE départementale et c’est au Musée de la Résistance que nous nous rendrons cet après-midi. Lieu auquel elle était très attachée et a occupé quelques responsabilités.
Avec ses fils et sa famille, avec Philippe MARTINEZ, nous allons regarder l’hommage départemental et national que nous pourrons lui rendre.
En cet instant, en sa mémoire, je vous propose d’observer une minute de silence.





Vilain Menteur
Quand Macron ment aux Retraité.e.s




ACTION AIR FRANCE DU 23 MARS 






PROCES EN APPEL DU 12 MARS

Soutien de l’Union Syndicale des Retraités d'Air France CGT

Ce lundi 12 mars et jusqu'au 20 mars 2018, douze salariés et ex-salariés de la compagnie Air France sont jugés en appel à Paris dans l’affaire dite « de la chemise ».

L’USRAF CGT Air France apporte son soutien aux salariés et camarades injustement condamnés.

Elle considère que le seul vrai reproche fait à ces collègues est d’avoir manifesté collectivement pour la défense de leurs intérêts de salariés gravement menacés par la politique de la Direction d’Air France et le Gouvernement de l’époque.

La politique de recul social s’aggrave et fera l’objet de nouvelles actions et manifestations intersyndicales.

A travers ce procès, direction et gouvernement souhaitent décourager toute velléité d’action collective des salariés.

L’USRAF CGT souhaite que justice soit faite et que la Cour d'appel reconnaisse que l'ensemble des prévenus ont été choisis comme boucs émissaires.

Elle souhaite l'annulation du jugement qui a été prononcé.

Elle appelle tou.te.s ses militant.e.s à se manifester individuellement et collectivement pour que justice soit rendue à ces collègues.

UNION SYNDICALE DES RETRAITES AIR FRANCE - CGT

ORLY FRET 693

94394 ORLYAEROGARE

Courriel : usrairfrancecgt@gmail.com






Nouveau : 4 pages de la CGT pour tout savoir


sur la fusion AGIRC  ARRCO



Le 15 mars 2018

Journée nationale d’actions




NON À LA BAISSE DES PENSIONS

 

Les retraitées et les retraités : ni privilégiés ni assistés !

Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d’euros par an.

Quelques exemples de baisses de pensions :

-   Un couple de retraités, Anne, ancienne infirmière en hôpital avec 970 € de pension, et Jean, ancien employé municipal avec 1010 €, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois et 404 € par an.

-   Avec une pension de 2000 € par mois, Jean-Pierre perd, rien que pour sa retraite complémentaire, plus de 200 € par an.

-   Annie perçoit 1 120 € de pension, elle croyait être à l’abri sauf que son mari perçoit 2 500 €. Elle va payercar elle avait oublié que c’était en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des revenus de la famille.

-   Michel, instituteur retraité avec 2 058 € de pension perd 35 € par mois et 420 € sur une année.


 Nous avons connu les blocages des pensions, des sous indexations, jamais une telle amputation !

Alors…

 Merci monsieur le Président pour ces étrennes…

 Merci de votre considération pour les retraité-e-s !

 Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu le Président Macron pour faire preuve de solidarité et cette nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette nouvelle baisse des pensions s’ajoute à une liste déjà longuede diminution du pouvoir d’achat des retraités : la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions pendant 4 ans.

Et comme si ça ne suffisait pas, la pension de 2018 sera à nouveau gelée et les complémentaires bloquées pour très longtemps. Le 1er janvier, arrivent les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant...

D’autres choix budgétaires

sont possibles

 La suppression de l’ISFpour les patrimoines boursiers et la mise en place d’une taxation plafonnée à 30 % pour l’imposition des dividendes représentent 4,5 milliards d’euros de cadeaux faits aux plus fortunés. Ensuite, le gouvernement met en avant le déficit budgétaire provoqué par lui-même avec de telles pertes fiscales pour imposer de la rigueur et de l’austérité au reste de la population. C’est dans ce cadre qu’intervient la hausse de la CSG.

En France, les 39 milliardaires en dollars ont vu leur fortune grimperde 21 % au cours de cette seule année 2017, atteignant, au total, 245 milliards. Sur les vingt dernières années, les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 % ; bien loin des 35 % d’inflation dans la même période. Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions.


La pension du retraité n’est pas une allocation sociale

ni une variable d’ajustement

mais un droit acquis par le travail.

 Le 28 septembre 2017, à l’appel de nos neuf organisations de retraité-e-s, des manifesta­tions organisées dans tous les départements ont rassemblé plus de 80 000 personnes. Il s’agissait de mettre en garde contre l’augmentation de la CSG. Malgré nos protestations, il s’est trouvé une majorité parlementaire pour suivre les projets du gouvernement. Désormais, la Loi de Finances pour 2018 et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018 sont votées.

Elles organisent ces cadeaux fiscaux à l’égard d’une minorité et ces mesures de rigueur à l’égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.

Fin janvier, de nom­breuses personnes retraitées ont fait le constat d’une baisse de leur pension en découvrant les chiffres portés sur leurs virements bancaires. Dans toute le France, en manifestant le 15 mars vous montrerez au gouvernement votre refus total de tels choix budgétaires.

Les retraitées et les retraités ne sont pas des privilégiés !

 Non à la hausse de la CSG

Non à la baisse des pensions  

Le 15 mars 2018

Journée nationale d’actions